Aston Martin DBS cars : l’histoire d’une icône automobile britannique

L’Aston Martin DBS incarne plus d’un demi-siècle de savoir-faire britannique. Depuis 1967, ce grand tourisme fascine les amateurs de belles mécaniques par son alliance unique entre luxe et performance.

Trois générations l’ont transformé. De ses débuts épurés avec un moteur six-cylindres à sa réincarnation moderne dotée d’un V12 Twin Turbo de 715 chevaux, la DBS a su évoluer sans renier son ADN. Aujourd’hui, elle atteint 100 km/h en 3,2 secondes et grimpe à 340 km/h.

En bref

  • Un grand tourisme britannique mythique depuis 1967, réinventé en 2007 et relancé en 2023
  • Moteur V12 Twin Turbo 715 ch capable d’atteindre 340 km/h et 0-100 km/h en 3,2 secondes
  • Design intemporel alliant luxe et performance, immortalisé par les films James Bond
  • Quatre sièges complets, intérieur en cuir luxury, technologies avancées (infotainment 8 pouces, navigation satellite)
  • Freinage à disques céramiques carbone, châssis renforcé, matériaux composites haute performance
  • Disponible en coupé ou cabriolet (Volante), avec option Superleggera allégée
  • Positionnement segment grand tourisme premium, au-delà de $300 000 USD
  • Héritage 50+ ans avec évolution moteur continue (6-cyl → V8 → V12)

Origines et évolution historique

Les débuts : la DBS classique (1967-1972)

En 1967 émerge la DBS, fruit du génie créatif du designer William Towns. Destinée à remplacer la DB6, elle innove par une esthétique épurée et moderne pour son époque.

Son moteur six-cylindres Straight-6 de 3,99 litres produit 280 chevaux. Les performances ? 0-100 km/h en 7,1 secondes et une vitesse maximale de 225 km/h. Un exploit pour l’époque.

En 1969, le cinéma l’immortalise. La DBS vedette du film James Bond « Au service secret de Sa Majesté » avec George Lazenby. Elle devient la deuxième Aston Martin à briller sur grand écran dans la franchise 007.

Deux variantes coexistent :

  • DBS : Moteur six-cyl 3,99 L, 280 ch, £4 473 (prix 1970)
  • DBS V8 : Moteur V8 5,43 L, 320 ch, £5 281, 0-100 en 6 secondes

La V8 se positionne comme « la voiture 4 places la plus rapide du monde » avec ses 260 km/h. Production : jusqu’en mai 1972.

CaractéristiqueDBS Six-CylDBS V8
MoteurStraight-6, 3,99 LV8, 5,43 L
Puissance280 ch @ 4 500 tr/min320 ch @ 5 000 tr/min
CoupleN/AN/A
0-100 km/h7,1 sec6 sec
Vitesse max225 km/h260 km/h
Poids1 588 kg1 727 kg
TransmissionManuelle 4 vitessesManuelle 4 vitesses

La résurrection moderne (2007-2012)

Après un silence de 35 ans, Aston Martin relance la DBS en 2007. Le projet débute à la Pebble Beach Concours d’Elegance, l’un des plus prestigieux événements automobiles mondiaux.

La nouvelle DBS devient le fer de lance de la gamme. Elle synthétise « la puissance brute, la technologie éprouvée en course, et l’excellence du design ».

Avant même d’arriver en production, le cinéma l’a déjà choisie. Casino Royale (2006) la propulse au cœur d’une scène de cascade inoubliable. Daniel Craig au volant, la DBS roule sept fois consécutives.

Ce stunt établit un record mondial de roulades automobiles. L’effet ? Une visibilité stratosphérique et une association durable avec le prestige 007.

Moteur V12 6,0 litres naturellement aspiré développant 510 chevaux. Transmission automatique 6 vitesses. Design galbé et musculaire signant le retour en force d’Aston Martin.

Génération actuelle (2023+)

La DBS contemporaine monte un cran supplémentaire.

Moteur V12 Twin Turbo 5,2 litres :

  • 715 chevaux maximum
  • 663 Nm de couple
  • Transmission automatique 8 vitesses
  • Propulsion (roues arrière)

Performances :

  • 0-100 km/h en 3,2 secondes
  • Vitesse maximale : 340 km/h
  • Consommation autoroute : 10,7 L/100 km (norme EPA 22 mpg)

Disponible en deux versions de carrosserie :

  • Coupé : rigidité optimale, aérodynamique épurée
  • Volante : cabriolet avec toit électrique rétractable, prestige conduite ouverte

Option Superleggera pour les amateurs d’allègement maximal via composites carbone.

Design intemporel et innovation stylistique

L’héritage du design William Towns

William Towns a commis un acte de courage esthétique. En 1967, il signe une DBS qui ignore les conventions.

Fini les courbes alambiquées. La DBS épouse des lignes épurées et nettes, d’une modernité saisissante. Son concept phare ? Le four-seater complet. Deux vrais sièges arrière, pas des replis minuscules. Un atout pratique rare chez les grands touristes britanniques.

La caisse s’allonge. Le capot s’élève. Les proportions dégagent une présence dynamique sans crier. Design retenu, impact maximal.

Cette signature stylistique persiste. Même la DBS 2023 épouse des lignes épurées et gracieuses. C’est le génie d’une direction design intemporelle.

Éléments visuels distinctifs (2023+)

La DBS actuelle peaufine l’héritage :

Extérieur :

  • Phares LED hauts et bas (éclairage premium)
  • Calandre signature Aston Martin
  • Carrosserie audacieuse aux angles tranchants
  • Ligne de caisse élancée et musculaire

Intérieur :

  • Cuir premium sur tous les sièges
  • Options bois naturel (placage bois précieux)
  • Insertions carbone visible (finition sportive)
  • Ambiance cockpit épurée

Optionnels personnalisation :

  • Coloris carbone pour éléments intérieurs
  • Tapis cuir custom
  • Sellerie multicolore
  • Finitions bois ou ALU selon préférence

Moteurs et performance : l’évolution vers la puissance maximale

Évolution motorisation : du six-cylindre au V12 Twin Turbo

56 ans de moteurs racontent une histoire simple : la progression.

1967 → 1972 : L’ère Straight-6

  • Moteur Straight-6 3,99 L, 280 chevaux
  • Injection Bosch mécanique (innovation pour l’époque)
  • 0-100 en 7,1 secondes

Variante V8 (1969-1972) :

  • V8 5,43 L, 320 chevaux
  • Injection Bosch mécanique
  • 0-100 en 6 secondes, 260 km/h

2007-2012 : Réincarnation V12

  • V12 naturellement aspiré 6,0 L, 510 chevaux
  • Transmission 6 vitesses automatique
  • Architecture moteur race-proven (technologie F1)

2023+ : Turbocompression double

  • V12 Twin Turbo 5,2 L, 715 chevaux
  • Transmission 8 vitesses automatique
  • Injection carburant directe (efficacité maximale)
  • Rendement thermique 40%+
  Qashqai modèle à éviter : moteurs et générations à fuir avant l'achat

Le Twin Turbo ? Deux turbos indépendants réduisent le lag. Réponse immédiate, pas de creux. Du surcouple constant de 1 500 à 5 000 tr/min.

GénérationMoteurPuissanceCouple0-100V. Max
1967 DBSStraight-6 3,99 L280 chN/A7,1 sec225 km/h
1969 DBS V8V8 5,43 L320 chN/A6 sec260 km/h
2007 DBSV12 6,0 L510 ch570 Nm3,97 sec295 km/h
2023 DBSV12 Twin Turbo 5,2 L715 ch663 Nm3,2 sec340 km/h

Spécifications techniques 2023+ (V12 Twin Turbo)

Le cœur battant : un moteur V12 cinq-virgule-deux litres Twin Turbo à injection directe.

Puissance maximale : 715 chevaux Couple maximal : 663 Nm entre 1 500 et 5 000 tr/min Transmission : Automatique 8 vitesses ZF, propulsion Consommation combinée : 10,7 L/100 km (22 mpg EPA autoroute)

Caractéristiques clés :

  • Turbochargers géométrie variable (boost progressif sans lag)
  • Refroidissement intercooler intégré
  • Collecteurs admission optimisés (remplissage cylindres parfait)
  • Gestion moteur par calculateur dernière génération
  • Système anti-knock (adapte avance allumage en temps réel)

Résultat ? Une accélération linéaire jusqu’à 6 000 tr/min. Pas de creux, pas de ralentissement. Juste de la poussée constante.

Accélération et vitesse maximale

0-100 km/h en 3,2 secondes. C’est plus qu’une métrique. C’est un benchmark industrie.

Pour contextualiser : une Porsche 911 Turbo S atteint 2,7 secondes. La DBS à 3,2 sec reste en compétition directe avec les supercars.

Vitesse maximale : 340 km/h.

En piste fermée uniquement. La DBS croît en allant vite. Stabilité aérodynamique confirmée par les essais Aston Martin en soufflerie.

L’accélération en courbe ? La suspension multi-bras (avant) et indépendante (arrière) encadre les appuis. Pas de dérive, pas de sous-virage. Le châssis absorbe les appuis répétés.

Suspension, freinage et dynamique de conduite

Châssis et amortissement

La DBS repose sur un châssis en aluminium et acier composite. Rigidité torsion élevée sans surpoids.

Suspension avant : double triangulation multi-bras. Chaque roue pivote indépendamment. Les amortisseurs Adaptive Dampers ajustent leur fermeté en 2 millisecondes selon l’état de la route.

Suspension arrière : multi-bras indépendante. Même précision que l’avant. Anti-roulis électronique complète la tenue.

Direction assistée électro-hydraulique : 2,5 tours verrouillé à verrouillé. Rapport très court pour virage sec.

Barres anti-roulis : avant et arrière, diamètre 30 mm. Comportement neutre en virage, sans basculement carrosserie.

Freinage carbone-céramique

Les disques céramique ne sont plus une option. Ils sont standard sur la DBS.

Composition :

  • Carbone revêtu céramique (résistance thermale +1 000 °C)
  • Disques ventilés (refroidissement passif)
  • Plaquettes garnies à faible abrasion

Performances :

  • Distance freinage 100-0 km/h : ~35 mètres en neuf
  • Pas d’affaiblissement en freinage répété (fadeless)
  • Entretien limité (durée de vie 50 000+ km)

Système ABS multicapteur : un détecteur à chaque roue surveille le verrouillage. Les quatre roues freinent indépendamment. Courbe de décélération optimale.

Freinage hydraulique assisté (HBA) : sensation d’une pédale progressive et douce. Zéro panique. Conversion doigts-force en Newtons calculée électroniquement.

Contrôle dynamique de stabilité (DSC)

Le DSC surveille deux axes : lacet et roulis.

Contrôle de lacet : capteur giroskopique mesure la rotation yaw. Si la voiture veut tourner trop vite, les freins-moteur calibrent la perte de traction.

Contrôle de roulis : accéléromètre transversal surveille l’inclinaison. Les barres anti-roulis raidissent si roulis excessif.

Modes de conduite :

  • Normal : DSC pleinement actif, stability maximale
  • Sport : DSC souple, permet légère dérive contrôlée
  • Track : DSC quasi désactivable (pour pilots confirmés)

Technologie et connectivité embarquée

Système d’infotainment et navigation

L’écran tactile 8 pouces trône au centre du tableau de bord. Résolution 1024 x 768 pixels (lisible en plein soleil).

Fonctionnalités :

  • Navigation GPS satellite intégrée (cartographie géographique complète)
  • Mise à jour cartographique OTA (par le réseau)
  • Affichage vitesse limitée (lectures panneaux limitations)
  • Historique trajets sauvegardé localement
  • Intégration iTunes U pour podcasts route

Connectivité bluetooth :

  • Appels mains-libres (micro tableau bord)
  • Streaming audio sans fil (Spotify, Apple Music)
  • Synchronisation répertoire téléphone automatique
  • Répondeur vocal : « Appel entrant, Stéphane, accepter ? »

Interface logique, menus lisibles. Pas d’usine à gaz. Tout se navigue à une ou deux pressions.

Options audio premium (Bang & Olufsen)

Option haute-fidélité signée Bang & Olufsen (marque danoise audio prestige).

Spécifications :

  • 13 haut-parleurs (puissance 1 375 watts combinée)
  • Surround spatial 5.1 (avant, latéraux, arrière, caisson basses)
  • Tuning acoustique salle de concert (algorithme Harman propriétaire)
  • Isolation active : microphones supplémentaires annulent bruits route

Qualité studio enregistrement. Pas de distorsion en forte accélération. Les basses restent maîtrisées.

Option premium justifiée pour longs trajets. La musique devient une raison de prendre la route.

Intérieur luxury et confort

Sièges sport électriques chauffants

Les sièges avant combinent supportage sport et douceur luxury.

Cuir premium :

  • Peau Connolly sélectionnée en Irlande
  • Tanin naturel (pas colorant chimique agressif)
  • Souplesse après 10 000 km de conduite

Électrification :

  • Réglages longitudinal et transversal motorisés (6 directions : avant, arrière, haut, bas, inclinaison dossier, appui-tête)
  • Chauffage intégré 3 niveaux (parfait en hiver)
  • Refroidissement ventilé (aération sièges en été, été chaud)
  • Mémoire position (2 profils sauvegardés : driver 1, driver 2)

Ergonomie :

  • Support lombaire modulable
  • Maintien latéral renforcé en courbe (bolsters épais)
  • Densité mousse optimale : ni trop mou, ni brique

Sièges arrière (2 places) ? Ils respirent le prestige. Cuir identique, appui-tête mobile, suffisant pour trajet de 500 km avant fatigue.

Personnalisation finitions intérieur

L’Aston Martin DBS invite à la customisation. Propriétaire a 200+ combinaisons.

Options bois naturel :

  • Acajou africain (chaud, riche)
  • Loupe d’orme (motifs naturels, unique)
  • Wengé (noir profond, épuré)
  • Érable blanc (clair, scandinave)

Chaque bois vient d’arbres certifiés FSC. Finition vernie UV (résistance rayures).

  Modèle 208 à éviter : les versions qui peuvent vous coûter très cher

Options carbone :

  • Carbone visible époxy (brillant, lisse)
  • Carbone mat (épuré, stealth)
  • Carbone twill (texture tissée, sportif)

Cuir couleurs multiples :

  • Noir (luxe intemporel)
  • Crème (lumineux, chaleureux)
  • Anthracite (discrétion)
  • Pomerol rouge (audacieux)
  • Bleu Nautica (rare, distinctif)

Les combinaisons se mélangent : cuir crème + bois acajou + carbone brillant + ceinture sport. La DBS devient reflet de personnalité propriétaire.

Segmentation carrosserie : Coupé, Cabriolet (Volante) et Superleggera

Variante Coupé

Le coupé priorise performance.

Toit fixe acier renforcé. Rigidité torsion maximale (pas de flexion carrosserie au freinage intense).

Aérodynamique optimisée : becquet arrière fixe, splitter avant intégré. Appui aérodynamique 60 kg à 300 km/h (tenue route irréprochable).

Poids coupé : 1 670 kg (référence).

Avantages :

  • Rigidité supérieure (ressenti de solidité confirmé)
  • Tenue route en piste ferme et prévisible
  • Isolation thermique meilleure

Inconvénient : pas d’expérience convertible.

Variante Cabriolet (Volante)

Le Volante incarne le plaisir motoring.

Toit électro-rétractable (toile renforcée Merino, déploiement 12 secondes). Châssis compensé : tubes supplémentaires sous caisse (renforts anti-roulis supplémentaires) conservent rigidité.

Poids volante : +50 kg vs coupé (1 720 kg, minime).

Performance identique au coupé (0-100 en 3,2 sec toujours).

Avantages :

  • Sensation vent au visage à vitesse
  • Prestige cabriolet incontestable
  • Bruit moteur plus direct sans isolation toit

Inconvénient : légère réduction rigidité torsion (<5%), imperceptible en conduite normale.

Le Volante règne sur périphériques urbains et routes côtières. Convertible demeure le choix hédoniste.

Option Superleggera (légèreté)

L’option Superleggera s’adresse aux puristes poids.

Réduction 60-80 kg via :

  • Carbone fibre : aile arrière, capot moteur, sièges coque (allègement 40 kg)
  • Aluminum : berceau suspension, plateau sol
  • Jantes forgiées peintes : -8 kg de masse non suspendue

Poids final coupé Superleggera : 1 590 kg (comme une voiture compacte).

Avantage dynamique : rapport poids-puissance améliore (0,47 kg/ch). L’accélération s’affûte. La tenue route freine mieux (inertie réduite).

Freinage 100-0 km/h : 34 mètres (1 mètre de moins vs version standard).

Prix Superleggera : +€80 000 (option coûteuse). Bénéfice performance mesurable surtout en piste fermée.

Rareté : ~200 exemplaires Superleggera produits annuellement. Désirabilité collection assurée.

Héritage James Bond et impact culturel

Apparition Casino Royale (2006)

La DBS ne doit son prestige qu’aux films ? Non. Mais Casino Royale a cristallisé un mythe.

  1. Daniel Craig débute en tant que James Bond. Film sombre, réaliste, violent. Pas de gadgets loufoques.

Au cœur : une Aston Martin DBS.

Scène d’anthologie : Bond poursuivi dans une carrière. Virages serrés. La DBS tangue. Elle s’enroule, roule, roule encore.

Sept tonneaux consécutifs. Record mondial de roulades automobiles (avant ce film, cinq tonneaux maximum documentés).

Stunt réel. Pas d’effet numérique. Une vraie voiture, un vrai pilote de cascade (Ben Collins), une vraie carrière. Prise effectuée 8 fois pour réussir le stunt.

Impact cinématographique ?

Billetterie mondiale : $567 millions (record 2006). Prestige DBS propulsé à la stratosphère. Tout acheteur potentiel se demande en secret : « Et si j’étais Bond ? »

La DBS devient l’incarnation mécanique du prestige 007. Pas une voiture. Un accessoire fantasme.

Génération classique : On Her Majesty’s Secret Service (1969)

La genèse :

  1. George Lazenby incarne Bond. Film « Au service secret de Sa Majesté ».

L’Aston Martin ? Une DBS classique. Gris métallisé.

Scène mémorable : affrontement aérien entre Aston Martin et hélicoptère. Vitres blindées. Aérofreins déployables (!). Fusils mitrailleurs cachés capot (gadget W fictif, jamais livré en série).

Ce film établit le lien Aston Martin-007 à jamais. Deuxième film Bond avec une Aston Martin (après DB5, 1964 Goldfinger).

Pedigree établi : 55 ans de partenariat Aston Martin-Bond. Aucune autre marque automobile n’a pareille longevité film.

Statut icône culturelle

Décortiquer l’impact de la DBS :

Au cinéma : deux films majeurs Bond fixent le prestige. Pas d’autre voiture peut revendiquer pareille visibilité blockbuster.

Aspirationalité : la DBS incarne le fantasme « réussite + puissance + discrétion britannique ». C’est pas ostentatoire comme Ferrari. C’est suave, soigné, lethal.

Héritage intangible : posséder une DBS dit « Je sais reconnaître la vraie valeur. » Pas une mode. Une conviction.

Populaire culture : musiques officielles de Casino Royale, affiches promotionnelles, miniatures Corgi, jeux vidéo (Forza, Gran Turismo). La DBS imprègne l’imaginaire collectif.

L’effet James Bond ? C’est 60 ans d’association à l’excellence. La DBS en bénéficie à perpétuité.

Comparaison générations : évolution 50+ ans

DBS Classique 1967 vs DBS Moderne 2023

Plaçons côte à côte deux extrêmes. 56 années d’évolution résumées :

AspectDBS 1967DBS 2023
MoteurStraight-6, 3,99 LV12 Twin Turbo, 5,2 L
Puissance280 ch @ 4 500 tr/min715 ch @ 5 500 tr/min
CoupleN/A663 Nm @ 1 500-5 000 tr/min
0-100 km/h7,1 sec3,2 sec (x2,2 plus rapide)
Vitesse max225 km/h340 km/h (+150 km/h)
Poids1 588 kg1 670 kg (coupé)
Rapport P/P0,18 kg/ch0,23 kg/ch
TransmissionManuelle 4 vitessesAutomatique 8 vitesses
FreinageTôle, essuie-tambourCarbone-céramique ABS
SuspensionRessorts lamesDouble triangulation + adaptatif
Technologie bordAucuneÉcran tactile 8 pouces, GPS, Bluetooth, DSC, ABS
IntérieurVinyle, métal brosséCuir Connolly, bois, carbone, cuir chauffant
Consommation~14 L/100 km10,7 L/100 km (équivalent meilleur)

Le chiffre le plus parlant : 2,55x plus puissant en 56 ans. Accélération divisée par 2,2 en même temps.

C’est l’histoire de l’automobile : puissance exponentielle, efficacité améliorée, confort augmenté. La DBS résume ce progrès.

Sécurité et équipements de protection

Sécurité passive : airbags et structure

La DBS loge 8 airbags positionnés stratégiquement.

2 frontal (conducteur, passager avant). 2 latéraux avant (protection thorax impact latéral). 2 rideaux (fenêtres avant, protection tête). 2 arrière (protection latérale passagers arrière).

Gonflage séquentiel : frontal en 15 millisecondes, latéraux 25 ms. Timing optimisé pour vitesse passager dans véhicule.

  Alfa Romeo GTV : histoire, motorisations et guide d'achat du coupé italien mythique

Structure carrosserie : aluminum et acier zone d’absorption. Zones crumple : avant (capot) et arrière (coffre) se déforment calculé pour dissiper energie impact.

Cellule rigide occupants : structure cage protège cockpit. Portes renforcées tubes acier. Toit support poids voiture retournée.

Ceintures pré-tensionnées : capteurs choc détectent collision. Tendeurs électriques serrent ceintures 10 millisecondes avant impact. Blocage occupants avant choc.

Sécurité active : caméra et détection

Caméra 360° :

  • Quatre caméras (avant, arrière, flanc gauche, flanc droit)
  • Vue d’en haut assemblée (affichage radar sur écran)
  • Lignes repères dynamiques (trajectoire prédite selon virage)
  • Résolution pixels 720p (lisibilité suffisante)

Activation : rétro en marche arrière, ou activation manuelle infotainment.

Capteurs stationnement :

  • Quatre capteurs arrière (ultrasons, range 0-150 cm)
  • Deux capteurs avant
  • Alerte sonore progressive (bip lent → rapide approche obstacle)

Affichage écran : barres colorées (rouge = danger, orange = prudence, vert = libre).

Détection angle mort :

  • Radar côté (détecte véhicules zone aveugle latérale)
  • Alerte lumineux rétroviseur (pulsation LED)
  • Alerte audible cockpit sur demande

Parking automatique :

  • Mode parallèle : système guide direction braquée. Conducteur gère accélérateur/frein. Entrée facilitée places étroites.
  • Mode perpendiculaire (bay parking) : système calcule angle entrée. Pareil : automation partielle, conducteur supervise.

Contrôles électroniques

Contrôle stabilité électronique (DSC) : déjà évoqué, surveille lacet-roulis en continu.

Surveillance pression pneus (TPMS) : capteur sans fil dans chaque pneu mesure pression. Seuil minimum 2.0 bar déclenche alerte affichage. Prévention crevaison lente.

Freinage anti-blocage (ABS) : capteur à chaque roue. Si une roue verrouille, modulation électronique réduit pression frein cette roue spécifiquement. Traction maximale même freinage urgence.

Efficacité énergétique et consommation

Rendement énergétique moteur

Le V12 Twin Turbo 715 ch affiche 10,7 L/100 km autoroute (norme EPA 22 mpg). Contre-intuitif pour 715 ch ?

Explications :

  1. Injection directe haute pression : injecteurs livrent carburant directement chambre combustion (pas perte vaporisation tubulure).
  2. Twin Turbo bas-lag : turbochargers compensent perte cylindrée (5,2 L vs 6,0 L avant). Turbo = compresseur air gratuit, meilleure remplissage. Rendement thermique grimpe 40%+.
  3. Mode économie : mode Eco désactive 6 des 12 cylindres. Mode 6-cyl. Perte 7% puissance, économie 20% carburant trajets autoroute.
  4. Boîte 8-vitesses : 8 rapports (vs 6 vitesses avant) permettent rpm plus basse à vitesse constante. À 130 km/h autoroute : 1 200 tr/min (vs 1 800 avant). Moins frottement moteur.
  5. Aérodynamique optimisée : coefficient Cx 0,31. Moins de drag autoroute = moins gaz moteur pour vitesse constante.

Résumé : 56 ans d’améliorations accumulées. Un six-cyl 1967 aurait brûlé 25 L/100 km pour atteindre pareil poids à 200 km/h.

Émissions et environnement

La DBS 2023+ respecte normes Euro 6d (Europe) et EPA Tier 3 (USA).

Catalyseurs : trois catalytiques trois-voies réduisent NOx 99.9%. Particules charbonneuses piégées filtre particulaire 99.5%.

Rendement injection : combustion optimisée réduit imbrûlés. Système recirculation gaz échappement (EGR) rapatrié oxyde azote.

Impact environnemental ?

  • CO₂ : 248 g/km combiné (2023) vs 450+ g/km si moteur 1970
  • Particules fines : <0,001 g/km (régulation stricte)
  • NOx : <0,06 g/km (conforme Euro 6d)

La DBS émet moins 50% CO₂ comparable 1990. C’est le progrès régulation automobile.

Durable ? Relative. 715 ch reste gourmand. Mais au sein de segment (Ferrari GTC4Lusso 2,5 L turbo 610 ch consomme 11 L/100 km équivalent).

Marché et positionnement tarifaire

Positionnement segment grand tourisme premium

Le segment grand tourisme 4-places premium compte une vingtaine de protagonistes.

Concurrents directs de la DBS :

  • Ferrari GTC4Lusso (V12 6,3 L, 690 ch, 0-100 en 3,3s)
  • Bentley Continental GT (W12 6,0 L turbo, 635 ch, 0-100 en 3,6s)
  • Mercedes-AMG GT 63 S (V8 4,0 L biturbo, 630 ch, 0-100 en 3,2s)
  • Porsche 911 Turbo S (turbo 3,8 L, 650 ch, 0-100 en 2,7s)
  • Lamborghini Espada (V12 6,5 L, 580 ch, 0-100 en 3,4s)

La DBS occupe le rang 2-3 (après Mercedes et Porsche sur pur chrono). Prestige marque britannique moins établi que Ferrari ou Porsche (pas d’histoire Formule 1 ou sport auto historique).

Atout DBS : design intemporel + héritage James Bond + four-seater complet. Avantage concurrentiel : confort routier meilleur que supercars, prix ≤ Ferrari.

Clientèle cible : UHNW (ultra-high net worth) 30-60 ans, passion automobiles, recherche prestige discret. Moins « montre-ta-richesse » qu’une Ferrari jaune fluo.

Fourchette tarifaire

Aston Martin DBS 2023+ : $315 000 – $410 000 USD (fourchette neuf estimée, prix peut varier selon marché).

Décomposition :

  • Base coupé : $315 000
  • Coupé options standard (cuir prestige, navigation, audio premium) : +$45 000 → $360 000
  • Volante cabriolet : +$30 000 → $390 000 option cabriolet
  • Superleggera allègement : +$80 000 → $470 000 option poids
  • Options personnalisation extrême (carbone complet intérieur, cuir custom, bois rare) : +$50 000 → $520 000

Exemple : DBS Volante Superleggera complètement customisée = $500 000+ brut.

France : tarif TTC environ €380 000-450 000 neuf selon finitions (TVA 20% + taxes Malus CO₂ minimes).

Occasion : DBS 2020-2022 cotées €280 000-350 000 (dépréciation 20-25% ans).

Financement : acheteur typique paie cash (UHNW ne finance pas). Crédit exceptionnel, taux préférentiel < 3% pour clients Aston Martin.

Valeur revente : excellente. Aston Martin produit ~1 500 voitures/an. Rareté assurée. DBS stableCoin valeur, appréciation possible collection 10-15 ans.

Awards, reconnaissances et accolades

La DBS a récolté distinctions multiples depuis réincarnation 2007 :

Prestige industrie :

  • Top Gear Best Grand Tourer (2008)
  • Car & Driver Top 10 Cars of the Year (2007)
  • MotorTrend Editor’s Choice (2007)
  • Robb Report Automotive Excellence (2010)

Cinéma :

  • World Record Roulades (7 tonneaux, Casino Royale 2006)
  • BAFTA Awards – Best Vehicle in Film (nomination)

Fiabilité :

  • JD Power Initial Quality Study : rang B (moyenne industrie)
  • Consumer Reports : cotation A-B fiabilité moyenne
  • UK Reliability Index : rang C (moyen, pas de données compréhensives)

Bémol : données fiabilité Aston Martin moins publiques que Toyota/BMW. Marques luxe confidentielles. Retours propriétaires forums automobiles : DBS solide mécaniquement, entretien coûteux (pièces rares, main-d’œuvre spécialisée).

Conclusion

L’Aston Martin DBS incarne plus qu’une voiture. C’est 56 ans de prestige motoring condensé.

De 1967 à 2023, la DBS a traversé quatre phases : épurée classique, réincarnation épurée moderne, héroïne cinématographique, pinnacle technologie contemporaine.

Aujourd’hui, la DBS 2023 additionne tous les bénéfices : 715 chevaux, 3,2 secondes 0-100, design intemporel, quatre vrais sièges, technologie embarquée prestige, freinage carbone-céramique, intérieur cuir artisanal, héritage James Bond.

Elle dispute le trône grand tourisme premium à Ferrari, Bentley, Mercedes-AMG, Porsche. Pas la plus rapide (Porsche 911 Turbo S gagne). Mais l’équilibre : puissance, confort, design, prestige, quatre-sièges.

C’est une voiture pour celui qui veut impressionner sans hurler, rouler vite sans montrer, voyager en luxe discret.

Si vous recherchez un grand tourisme britannique mythique alliant héritage et performance moderne, la DBS reste l’évidence. Elle prouve qu’à 56 ans, une vraie icône ne meurt jamais. Elle évolue. Elle s’améliore. Elle inspire.

Prêt à sentir les 715 chevaux? Prenez rendez-vous essai route chez votre concessionnaire Aston Martin local. Aucune vidéo, photo ou article ne remplace les 3,2 secondes jusqu’à 100 km/h.